Bonjour à tous!

Bienvenue à tous sur le blog d’Estrelia, traductrice VOCALOID.

Vous avez la possibilité de suivre mes travaux et avancée au cours du temps, ainsi que les divers projets dans lesquels je m’investis.
N’oubliez pas de feuilleter les divers onglets à votre disposition et de poster dans les catégories correspondantes.

Ce blog n’est qu’une pâle copie de l’ancien occupé jusque-là, mais la plateforme d’hébergement fait toute la différence.

Vous pouvez y laisser des commentaires même si vous n’êtes pas inscrits. Je pense notamment à la partie « Demandes de traduction ». Toutes les anciennes demandes traitées sur l’ancien blog restent valides, ne vous en faites pas. Il ne s’agit que d’un transfert de plateforme.

Bonne visite!

Estrelia***

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« Ben alors… T’étais passée où? »

Une année d’absence… ça vous a semblé long j’imagine.
A moi aussi. J’ai vécu probablement l’une des années les plus difficiles qu’il m’a été demandé d’assumer, sur les plans personnel et professionnel notamment.

Je ne ressens pas nécessairement l’envie de vous en parler, mais plutôt contrainte à me « justifier », parce que certains commentaires me laissent cet arrière-goût désagréable. Comme si je n’étais qu’une machine, comme si je devais m’oublier au profit d’une tâche qui me demande beaucoup d’efforts et d’énergie sans retour pécuniaire d’aucune forme que ce soit.

Car le plus gros problème mes chers amis, il est là, et il est que la passion à ses limites.

Je suis toujours autant passionnée par ce que je fais, et j’y mets le cœur, mais depuis que je suis sortie de mes études pour le monde du travail, tout est différent.

Il ne suffit pas de sortir bardé de diplômes pour obtenir un travail valorisant, ni même une paye à la hauteur des efforts fournis. Ajoutez à cela les soucis personnels, la santé qui joue sur le moral… Et qui ne motive pas à fournir des efforts supplémentaires pour contenter un public extérieur toujours plus exigeant, alors que l’on s’efforce de donner le meilleur de soi-même quand rien ne va et que tout s’effondre.

Mais cette année comme je vous l’ai dit, était particulièrement compliquée… Comme certains ici le savent, je suis sur un poste difficile, dans un établissement compliqué, sur-diplômée mais payée au rabais, avec des horaires décalés.

J’ai donc décidé, après 5 années hors du système, de reprendre des études en vue de passer des concours de catégorie A. La catégorie A pour les plus jeunes, c’est la catégorie de concours la plus difficile à avoir, celle où vous devez avoir moult qualifications pour espérer décrocher une place, et celle où justement, des places, il n’y en a pas des masses.

Alors je me suis lancée dans l’aventure, et je me suis inscrite en prépa.
Si toi même, tu es étudiant en prépa ou connais des étudiants de prépa, tu comprends une partie de ma situation, mais une partie seulement. Non… Si ça s’arrêtait là ce serait trop facile.
Pour toi, étudiant ou travailleur qui ne connait pas l’univers prépa: imagine-toi entrer dans l’enfer d’une école qui te considère comme une machine à travailler, et te poussera au bout de tes capacités pour obtenir de toi le meilleur des substrats le jour tant attendu (celui du fameux concours). « Marche ou crève » est devenu notre malheureux crédo.

Alors oui, pendant un an, j’ai vécu ce rythme effréné, mais en plus condensé. En pire si vous voulez. Je m’explique.
Une prépa classique vous prépare durant toute l’année (ou plusieurs) à passer vos concours. Mon organisme à moi nous a fait rattraper plus d’une année de préparation sur deux jours par mois. Et le reste du temps me direz-vous? Ne croyez pas que je chômais puisque nous avions évidemment des devoirs interminables à rendre, des préparations d’un niveau bien supérieur à ce qui nous était demandé le jour J, que même les étudiants en école d’ingé à qui je demandais de l’aide étaient incapables de comprendre ou de faire dans le temps imparti.

A ce moment là ce n’est plus uniquement votre égo qui en prend un coup, mais vous remettez l’intégralité de vos choix en question, y compris vos propres capacités. Des « meilleurs », vous avez la sensation de passer en queue de peloton.

Le stress s’accumule, on craque, on tente de se soutenir comme on peut mais impossible de prendre du temps pour soi quand même ce temps ne nous suffit pas à aller au bout du travail demandé.

Nous étions 25 en début d’année. Nous avons fini à 12.

12 parmi lesquels je suis restée. 12 parmi lesquels j’étais la seule à avoir gardé mon emploi à côté.
Parce que oui, logiquement, « prépa » et « emploi » ne sont pas vraiment compatibles. Mais encore une fois j’ai voulu repousser mes propres limites, pas par pur sadisme, mais parce que je n’avais tout simplement pas le choix. Les factures ne se payent pas toutes seules.

Alors oui, j’ai durant toute l’année accumulé des nuits où je suis 14h non-stop sur mon lieu de travail, et le reste du temps à travailler pour cette fichu prépa quand je n’étais pas sur mon lieu de stage.

Parce que oui, si je voulais avoir une chance de l’obtenir ce concours, il me fallait effectuer un stage.
Et mon emploi du temps n’aurait fait rêver personne:

18h – 8h du matin au travail, 8h20 – 17h sur mon lieu de stage – et on reprend la routine.
Pas de repos le samedi parce que prépa et examens de 8h à 18h, et un dimanche à travailler du matin au soir parce qu’évidemment, qui peut bosser un concours efficacement sur un lieu de travail où il est constamment sollicité?

Dormir? Des siestes par-ci par-là, pas plus de 3h par nuit.

J’ai dû arrêter mes passions, les sorties, la photo, ma santé a foutu le camp, une nouvelle hospitalisation en décembre, la sixième, ou septième, pour une nouvelle tumeur… A vrai dire j’ai arrêté de les compter depuis. Certains de mes « amis » ont profité de ma faiblesse pour me planter des couteaux dans le dos, et je suis passée pas loin du burn-out.

Entre un travail difficile où nos nerfs sont mis à rude épreuve et où nous ne sommes ni valorisés, ni soutenus en cas de problème, et des études qui finissent de nous vider, on ne se sent plus que comme une enveloppe vide. Vidée de toute âme.

Difficile sans l’avoir vécu de se rendre compte de ce que tout cela représente.

Mais je suis allée jusqu’au bout. Seule contre mille au départ.
Moins d’une chance sur 10 de décrocher le précieux sésame, parce que le nombre de postes cette année était relativement limité.
Seule contre 350 à finalement avoir eu le courage de se lancer dans la bataille.
« Finaliste » parmi les derniers 175 candidats. Qualifiée pour passer les oraux d’admission, le dernier rempart avant le précieux sésame.
Un coin flip, 50/50, et passer à 0,75 points sur 240 de l’admission.

Comme un sportif a qui on annonce sa 4ème place pour quelques centièmes de différence qui le séparent du podium.

Je suis restée en contact avec une jeune fille qui a passé les oraux en même temps que moi et avec qui le jury s’était montré particulièrement virulent. Elle était en larmes à la sortie, et voulait tout abandonner, mais je lui ai dit de ne pas abandonner, qu’elle n’avait rien à perdre et qu’il fallait qu’elle s’accroche.

Aujourd’hui elle figure sur la liste d’admission, lorsque je n’y suis pas. Ces 0,75 points sont ceux qui nous séparent.

Lancinante 4ème place hein… Sur l’académie la plus sélective de France cette année. Cruel de voir que sur n’importe quelle autre région j’aurais été admise, et même très bien classée. Mais c’est comme ça. « Trop bonne trop conne? » Peut-être que finalement, le destin en a voulu ainsi, et me présage un meilleur plongeon pour l’année à venir.
Les concours sont ingrats, et parfois injustes. Contrairement au bac, on ne peut rien contester. Un jury peut nous coller juste parce que notre tête de lui revient pas, et reste souverain, sans avoir à justifier sa note.

Une cruelle désillusion que j’ai encore du mal aujourd’hui à digérer. Mais que je commence à accepter.

Cette année tout reprend, à l’exception de la prépa. Si c’était à refaire, plus jamais je ne m’imposerais autant de contraintes. Et si quelqu’un me demandait conseil, jamais je ne l’encouragerais à s’infliger ce que je me suis moi-même infligée.

Alors on lève le pied, on reprend progressivement, et on pense un peu plus à soi. Je vais m’accrocher bien sûr, parce que je suis passée bien trop près du but pour laisser tomber maintenant. Mais je ne m’imposerais pas autant de contraintes.
Je terminerai sûrement toutes les vidéos commencées, mais sans me fixer de délai, au moins le temps de passer cette période de stress.

Ensuite… Aucune idée. J’avoue prendre beaucoup de plaisir sur les photoshoots en ce moment. Moins de contraintes, moins de temps de préparation, et l’opportunité de converser et d’échanger avec un tout autre public, plus adulte.

Alors voilà mes chers amis, je ne vous parle pas souvent de ma vie personnelle, et au fond vous ne savez pas grand chose de moi, mais ce n’est pas parce que je ne me dévoile pas à vous que je ne suis pas humaine ou que je n’ai pas, comme vous, des soucis et des peines.

Je suis toujours aussi passionnée par la culture japonaise et ce que je fais. J’ai seulement besoin de « temps » aujourd’hui pour penser un peu plus à moi afin d’apprécier réellement ce que je peux vous faire partager, et non le ressentir comme une contrainte supplémentaire, car je suis épuisée de toutes ces épreuves.

Je m’en remets donc à vous pour répondre aux petites piques concernant mon année d’absence. Je n’aurais pas la force de répondre à chacune d’entre-elles.
Mais je vous remercie de continuer à me tendre les bras malgré ce petit temps d’absence. Votre soutien m’a toujours été et continue à m’être précieux.

Bientôt 10 années de traduction, mais rassurez-vous, les contraintes de la vie m’usent plus que l’engagement que je voue à cette communauté. Je me sens bien plus proche de certains membres de cette communauté avec qui je suis aujourd’hui amie, que certaines personnes appartenant à mon cercle de connaissances de longue date.

Merci à ceux qui auront eu le courage de me lire jusqu’au bout.

Estrelia***

 

Les Traducteurs sont des Artistes comme les autres…

Des heures…

Des jours…

Parfois des mois…

Tout comme la composition, c’est parfois le temps dont nous avons besoin pour nous imprégner d’une chanson et pouvoir la retranscrire au plus juste. « Nous« , les Traducteurs de l’Ombre. « Nous » qui nous faisons Médiateurs pour la voix de toute une communauté. « Nous« , les passionnés, et non ces violeurs d’âme et de littérature.

Dans cette passion, j’ai tout donné. J’ai beaucoup reçu aussi… Il y a eu des remerciements, des messages d’encouragement, d’autres de haine. Certains nous touchent… D’autres moins.

On apprend à se découvrir – On apprend la tolérance

On y récolte cette reconnaissance:

Combien de fois ai-je seulement pu lire la force et l’impact du pouvoir de ces sentiments retranscrits en mots à travers vos messages. Combien de fois ai-je pu constater jusqu’où ils ont pu vous toucher…

Le Traducteur, avec un « T » majuscule, ne se contente pas de retranscrire des phonèmes pour former des syllabes. Il leur donne aussi un sens. Donner un sens aux mots, c’est leur donner vie. Et leur donner vie, c’est leur insuffler des sentiments, leur donner une âme capable de porter ce message, tel qu’il soit.

La langue japonaise est ainsi faite…

Ce ne sont pas des structures grammaticales qu’il m’est incombé de retranscrire, mais ce sont des sentiments. Une multitude de sentiments simultanés et vierges que le Traducteur reçoit de plein fouet dans son coeur et dans son esprit.

Chaque mot… Chaque sens octroyé à ce mot… Chaque sonorité… Vient s’empaler dans l’entonnoir spirituel et sentimental du Traducteur, piégé au beau milieu de l’art lui-même, pour s’y échapper sous une forme absolue.

Traduire, c’est se faire Art l’espace d’un instant

Le temps de la traduction, le Traducteur devient Oeuvre. Il devient Producteur. Il devient Illustrateur. Il devient Compositeur. Il devient Interprète. Il devient Acteur. Il devient Spectateur.
Il devient émetteur autant que réceptacle, car c’est de lui que les Illustrateurs, que les Interprètes, que les Acteurs, que les Spectateurs tireront leur essence.

Un artiste se fait reconnaître pour son talent… Mais le talent vient de l’âme. Il est tiré de cette essence propre à chacun.

Mais le produit d’un Interprète, tel qu’il soit, serait-il véritablement singulier si tous ces sentiments ne lui étaient pas administrés, directement comme indirectement?

Dans la communauté VOCALOID, l’Interprète n’est pas ce Traducteur, mais tous les électrons gravitant autour. Tous ces électrons que l’on nomme singulièrement des Artistes, et qui s’inspirent de ces émotions, déjà étouffées par le Traducteur qui s’est lui-même infligé la torture de sentiments à vif.

Le Traducteur est un Médiateur, dans une communauté ou chaque électron gravite autour des autres, et finissent par en recouvrir le noyau, pour en oublier son existence… Indispensable. La focale se tourne toujours vers les électrons translucides.

Mais qu’est-ce qu’un Traducteur, sinon lui-même un Interprète… Un Acteur… Un compositeur… Une Voix… Un Peintre… Un Spectateur… Et peut-être bien l’un de ces électrons translucides

Être traducteur, c’est avant tout un métier. On ne s’improvise pas Traducteur, on le devient.

La reconnaissance publique en oublie parfois d’où elle tire son origine et sa force. De l’ombre à la lumière il n’y a qu’une page…

– Alors ne l’oubliez pas – Ne nous oubliez pas –

Les Traducteurs sont des Artistes comme les autres

Estrelia

Les « spécialistes » du piercing d’oreilles pas très pros…

L’autre jour, j’ai décidé d’aller faire un petit tour en ville profiter du soleil après être restée enfermée plus d’un mois à bosser mon mémoire.

Quelle ne fût pas ma surprise en passant devant la vitrine d’un fameux magasin (pour ne pas le citer il commence par un « C » et propose notamment des bijoux fantaisie et accessoires pour jeunes filles) en découvrant une nouvelle petite mention sous l’habituel panel « piercing d’oreilles » – lobes : « Nous pierçons aussi les cartilages »!

Bon pour ceux qui ne le savent pas, j’aime beaucoup le body piercing, et je me suis donc relativement bien renseignée avant de franchir le pas pour la première fois. Je n’en suis pas non plus à mon premier piercing (notamment au cartilage). Je suis donc rentrée ni une ni deux dans le magasin de ces soit-disant « spécialistes » pour leur poser quelques questions et tester ladite formation de ces vendeuses (oui, j’avais rien d’autre à foutre, et ça ne coûte rien de se renseigner).

Première surprise: la première des vendeuse interrogée m’a redirigée vers une autre vendeuse, visiblement la patronne. A croire que mes questions l’embarrassaient déjà vu qu’elle était incapable d’y répondre.

Je vais vous exposer les réponses de la seconde vendeuse et vous montrer que non seulement, elles ne connaissent rien au body-piercing, mais qu’en plus, leurs pratiques s’avèrent dangereuses pour votre propre santé, l’acte en lui-même étant excessivement cher. Je vais en profiter pour vous expliquer brièvement en quoi je vous déconseille fortement d’aller vous faire piercer le cartilage chez eux, histoire que vous sachiez aussi en quoi c’est dangereux.

– Première des questions, et pas des moindres, je leur ai demandé avec quels instruments elles comptaient piercer le cartilage.

Réponse de la madame: Le pistolet (bah oui, comme pour les lobes)

Je sais que certains parmi-vous seront sûrement rassurés d’aller dans des petites structures types « boutiques de bijoux » pour aller se faire piercés car « rassurés » du fait que les vendeurs soient dans leur domaine.
Je tiens à vous préciser qu’un pierceur reste un pierceur et un vendeur reste un vendeur: On ne s’improvise pas pierceur. Un pierceur peut être amené à faire de la vente en boutique en revanche, mais être pierceur, c’est un métier! Le piercing est un acte de modification corporelle et ne peut pas être pratiqué par n’importe qui n’importe comment.

N’importe quel pierceur ayant été formé dans un bon studio, aux normes, vous expliquera que le pistolet n’est déjà pas très hygiénique (du fait que le même instrument soit utilisé à la chaîne pour bon nombre de personnes). Il reste toléré pour les lobes car les lobes cicatrisent plus vite que les autres parties du corps et sont moins susceptibles à rejet.
En revanche, il est dangereux d’utiliser un tel instrument sur vos cartilages et ce pour une raison simple: le pistolet peut les endommager en créant des microfissures qui peuvent à terme, briser votre cartilage. Autant un lobe qui rejette ou mal piercé, on peut le soigner, autant un cartilage brisé, c’est votre oreille pliée en deux à vie: un cartilage ne se répare pas!

Ce cas de figure est déjà arrivé, google image les connait bien. Cette vendeuse un peu moins par contre. La madame a d’ailleurs voulu me faire croire que les « pistolets actuels » étaient plus sécures et qu’il n’y avait pas de danger après un « ah boon? » juste après que je lui ai fait remarquer que ce qu’elle faisait était dangereux.
Que l’on soit d’accord: cette vendeuse a tenté de me rassurer en me donnant des informations erronées sur un sujet qu’elle ne maîtrise pas: le pistolet EST dangereux pour les cartilages. Ne vous faites jamais piercer le cartilage au pistolet: cet acte se pratique à l’aiguille et dans un endroit spécialisé (vraiment spécialisé).

– Nouvelle question concernant cette fois le piercing en lui-même: « le cartilage ».

Oui parce que c’est bien beau d’afficher « piercing cartilage » sur une pancarte, mais dans le jargon des pierceurs, on dénombre une bonne dizaine de piercings au cartilages, correspondant à des endroits différents. Hé oui, le cartilage ne se limite pas au « contour des oreilles », là encore, vous pouvez checker sur google image « piercing cartilage oreille », vous allez comprendre.
Quand je lui ai demandé quels endroits du cartilages ils pierçaient très exactement, et bien figurez-vous que la madame était incapable de me sortir le moindre nom de piercing au cartilage, un comble pour une spécialiste du domaine qui s’est elle-même fait piercer ce qu’elle ignore être « l’hélix » en haut de son oreille.
« Je ne sais pas si on pierce là » (dit-elle en désignant mon tragus). Oui, parce qu’à l’oeil nu, elle s’imagine vraiment pouvoir piercer le tragus au pistolet (oh lol). J’étais sidérée.
Je crois que ce qui m’a le plus fait rire intérieurement, c’est qu’elle essayait de me faire toute une leçon sur le piercing, alors qu’elle voyait bien que j’étais deux fois plus piercée qu’elle, donc que je connaissais plutôt bien la chose. Perte de crédibilité, c’est pas très malin…
Bref, plus je pose des questions, plus j’ai l’impression d’avoir en face de moi une simple vendeuse qui tente de me rassurer comme elle peut pour se vendre tout en trahissant son incompétence flagrante. Imaginez-vous aller chez le médecin lui dire que vous avez mal à l’estomac et ce dernier, médusé, qui semble ne pas comprendre à quel niveau se situe l’estomac et où il doit intervenir exactement. Pas très rassurant hein?
Pour quelqu’un qui n’y connait pas grand chose, et je pense notamment aux jeunes filles qui pensent choisir cet endroit pour un premier piercing: Vraiment, même si vos parents ne sont pas rassurés d’entrer dans un studio avec des gens tatoués et piercés de partout; dites-vous que vous serez toujours plus en sécurité dans un salon professionnel qu’avec des vendeuses pareilles (même si tous les salons ne sont pas safe non plus).

– Bon pour abréger sa souffrance, j’ai posé une nouvelle question concernant les matériaux des bijoux utilisés pour la première pose (ceux qu’on appelle « prothèses »).

En quoi cette question est aussi pertinente? Parce que certains matériaux ne sont pas très bon pour le corps et peuvent s’avérer dangereux pour votre corps fraîchement piercé.
En gros, certains bijoux favorisent les rejets, car ils contiennent des éléments qui ne sont pas très bien acceptés par votre corps le temps de la cicatrisation.
Aussi, ce n’est pas parce qu’un bijou est spécifié en « acier chirurgical » qu’il s’agit d’un bon bijou. Le « chirurgical » ne doit pas vous rassurer sur la matière, notamment lorsque vous ne savez pas de « quel acier chirurgical » il est très exactement question.
Quand rien n’est spécifié la plupart du temps, il s’agit de l’acier chirurgical 316L. En gros, le plus dégueulasse et celui qui a de fortes chances de vous faire rejeter. Disons que c’est avec ça la plupart du temps que sont fabriqués les piercings fantaisie. Mais cet acier est de très basse qualité et justifie la plupart du temps son faible coût.
Enfin faible coût… Quelque chose m’a choquée tout de même dans cette boutique. Les bijoux que l’on sait provenir de chine et dans un acier de « basse qualité » restent relativement chers, et la vendeuse ne manque pas de vous rappeler qu’il faut compter 5 euros de plus que le prix du bijou de base pour un piercing au cartilage. Disons que vous pourriez vous permettre de porter ce genre de bijou, mais après avoir attendu que se termine la période de cicatrisation. On vous annonce environ 6 semaines (2 à 3 mois); ce qui est vrai. Mais on oublie aussi de vous préciser que la cicatrisation d’un cartilage peut être bien plus longue et nécessiter plus de soins.
Pour en revenir au prix, un piercing en titane (soit le matériau le plus souvent utilisé chez les pierceurs pour la pose au cartilage) coûte excessivement cher, et vous n’avez pas le choix du bijou. La moitié de la liste vous propose des bijoux soit en or (compter 50 euros pose+bijou) soit de l’acier chirurgical caca.
Autant vous dire qu’on se garde bien de vous donner le choix et que la vendeuse vous incite surtout fortement à prendre un bijou en or. « Pour la cicatrisation » bien évidemment (lauwle).

Je passerai sur le prix… Tout simplement car pour un piercing effectué dans de telles conditions, à l’arrache, et sans respect des règles d’hygiène, c’est tout simplement du vol et de l’inconscience. En allant vous faire piercer là-bas, vous vous mettez en danger.

J’aurais presque envie de vous dire que « tout se paye »; mais en étant très honnête avec vous, vous en sortirez pour deux fois moins cher avec un piercing pratiqué chez un pierceur professionnel (de métier hein, on parle pas de ces vendeuses), règles d’hygiène à l’appui, et qui vous assurera notamment un suivi en cas de problème (pas comme ici). Il sera aussi là pour vous conseiller et en vrai professionnel, il ne vous fera pas payer la consultation en cas de souci.

Des problèmes x ou y j’en ai eu avec mes piercings, et je peux vous assurer que la différence se sent.
Si vous avez besoin d’être conseillés ou d’adresses, n’hésitez pas à demander autour de vous, et à questionner plusieurs pierceurs dans divers studios.
N’oubliez pas que cet acte comporte des risques, d’autant qu’elle engage votre seule responsabilité après les faits. Si vous avez un problème, mieux vaut pouvoir assurer vos arrières… Après c’est à vous de choisir.